Anthropic a livré Dynamic Workflows dans Claude Code le 28 mai aux côtés d'Opus 4.8, et l'article InfoQ a atterri début juin. La capacité : Claude écrit dynamiquement des scripts d'orchestration qui fan-out des dizaines à des centaines de subagents parallèles en une seule session, avec des subagents critiques qui essaient de réfuter les findings, et le run continue d'itérer jusqu'à ce que les réponses convergent. 16 agents concurrents roulent en parallèle ; plafond de 1 000 agents au total par run. Cas d'usage qu'Anthropic positionne explicitement : investiguer des bugs étendus, gérer de grandes migrations, conduire des audits de sécurité, des revues de performance, et de l'analyse d'architecture de projets logiciels complexes. Disponible en research preview aujourd'hui dans Claude Code CLI, Desktop, et l'extension VS Code pour les plans Max, Team et Enterprise (si admin-enabled), plus sur l'API Claude, Amazon Bedrock, Vertex AI et Microsoft Foundry.

La capacité est un vrai changement de shape versus la délégation Task-tool précédente. Avant, tu obtenais un subagent par appel Task ; la coordination à travers plusieurs subagents était ton job à écrire, dans ta propre boucle, avec ton propre message passing. Dynamic Workflows confie l'écriture du script d'orchestration à Claude lui-même, et Claude compose ce script avec la primitive de concurrence (fan-out parallèle, jusqu'à 16 en vol à la fois) plus la primitive de convergence (subagents critiques qui réfutent, itération jusqu'à converger). Le "cap de 1000 par run" est un backstop runaway-loop, pas une cible, mais ça te dit l'intention de design : c'est pour des jobs où le bon nombre de subagents est inconnu d'avance et peut être dans les centaines. L'exemple de Jarred Sumner qu'Anthropic a cité : 99,8% de la test suite existante qui passe à travers environ 750 000 lignes de Rust, onze jours du premier commit au merge. C'est le genre de migration que les boucles single-agent n'ont pas été capables de fermer.

Deux fils d'écosystème. Premièrement, ça change ce que "agent" veut dire en termes pratiques. La boucle ReAct single-agent a été l'unité de travail implicite pendant deux ans ; Dynamic Workflows reframe l'unité comme un ensemble multi-agents qui décompose-puis-vérifie. Pour les builders qui pensent à leurs propres plateformes d'agents, la question n'est plus "comment je fais un meilleur single agent" mais "quel est le harness fan-out-and-converge qui produit des résultats qu'un seul pass ne peut pas." MiniMax M3 et Qwen3.7-Plus ont tous deux gestué vers des patterns d'agent-team ; Dynamic Workflows est l'implémentation qui ship avec le modèle qui l'a écrit. Deuxièmement, la primitive verification-by-refutation est le choix de design qui vaut la peine d'être pausé. La plupart des frameworks multi-agents utilisent le parallèle pour la vitesse (couvrir plus de terrain) ou pour l'ensembling (voter). Anthropic utilise le parallèle pour le check adversarial : les agents essaient de réfuter les findings les uns des autres avant de remonter. C'est le move qui distingue "plus d'agents" de "meilleures réponses," et c'est la partie que la plupart des setups d'orchestration ad-hoc skippent.

Lundi matin, si t'es sur les plans Claude Max, Team ou Enterprise : Dynamic Workflows est en research preview aujourd'hui, vaut la peine d'essayer sur une vraie tâche de couverture exhaustive (audit de sécurité, grande migration, review full-codebase) plutôt que sur une petite tâche où single-agent marche déjà. Si tu construis ta propre plateforme multi-agents : le pattern parallel-with-refutation est la leçon de design, et la shape 16-concurrent / 1000-cap est un default sensible à copier. Si t'es sur le chemin API (Bedrock, Vertex, Foundry) : même disponibilité, même shape. Caveats : c'est encore research preview, donc le comportement peut changer ; le plafond de 1000 agents est réel, donc les workflows qui essaient de spawn plus vont le toucher ; et le coût scale avec le compte de subagents, donc la question "est-ce que la réponse vaut N subagents" est maintenant un dial explicite, pas un coût caché.